Mon parcours en prépa
Mon parcours en prépa n'est pas linéaire — et c'est justement ça qui est intéressant. Ce qui a vraiment fait la différence, ce n'est pas mon niveau de départ, mais l'évolution de mes méthodes de travail et de ma mentalité au fil des trois années. C'est cette évolution que je veux te raconter, pour que tu comprennes d'où vient Turbotaupin.
Première année : la sup (MP2I)
J'ai fait ma sup en MP2I, dans une prépa du top 15, avec une classe d'un très bon niveau. Rapidement, j'ai eu de bons résultats en maths (top 3-4 de la classe). En physique, j'avais des facilités mais clairement pas assez de rigueur ni de travail : j'étais là en touriste. En français et en informatique, disons que mes priorités étaient ailleurs. Et en anglais... je faisais surtout rire la classe plutôt que progresser.
Plus l'année avançait, moins je faisais autre chose que des maths — et même là, je manquais de sérieux : je n'apprenais pas mes démonstrations de cours, par excès de confiance, ce qui m'a coûté quelques colles.
Au milieu de l'année, il fallait choisir entre garder SI (pour partir en PSI/MP) ou garder informatique (pour aller en MPI). J'ai pris info, et j'ai atterri en MPI*.
Deuxième année : la claque
Cette année-là a été beaucoup plus dure. Dès le premier DS de maths, je me retrouve autour de la 15e place de la classe — du jamais-vu pour moi depuis la sup. Je comprends qu'il va falloir s'y mettre pour de vrai.
Le problème, c'est que j'avais déjà un an de retard : sur l'organisation, la discipline, les méthodes de travail, l'anglais, la physique, le français... Cette année-là, j'ai testé énormément de méthodes, parfois mauvaises, parfois bonnes, et j'ai gardé ce qui marchait vraiment. J'avais un moteur de motivation très clair : intégrer l'X.
J'ai beaucoup progressé, notamment en physique et en anglais — au prix d'une charge de travail telle que mes yeux sont passés de 10/10 à 6/10 en deux ans, de la sup à la fin de cette année de 3/2. Comme toute bonne taupe qui se respecte, j'ai fini par porter des lunettes. Mais aux résultats des écrits : non admissible à l'X, à deux points de la barre. Comme c'était ma seule vraie motivation, j'ai un peu lâché la fin d'année : pas inscrit à Centrale, des oraux Mines-Ponts passés sans éclat particulier. Résultat, le choix entre toutes les écoles de la banque Mines-Ponts, sauf Mines Paris.
Le choix du redoublement
Cet été-là a été compliqué : retenter l'X en 5/2, ou accepter l'ENSTA (mon second choix) ? J'ai fait un choix que je ne regrette pas : la 5/2, en MP* option info — je préférais nettement la physique à l'informatique, mais j'ai pris cette option pour me donner une vraie chance d'arriver au bout de cet objectif.
Troisième année : la machine
Cette fois, mes méthodes de travail étaient en place, la discipline aussi. Mes résultats ont explosé en maths, en physique, en français, en anglais. Avec l'expérience de cette troisième année, j'étais devenu redoutablement efficace.
La clé de voûte de toute cette organisation, c'était mon Anki. J'y consignais absolument tout : chaque nouvelle technique, chaque nouveau résultat, chaque erreur à ne plus jamais refaire. L'année de retard que j'avais prise en sup, et celle passée à trouver les bonnes méthodes de travail, tu n'as pas à les revivre — c'est tout l'objet de Turbotaupin.
Mes résultats
Pour les curieux, voici mes relevés de notes à l'écrit et à l'oral, à l'X, Centrale et Mines-Ponts.
Ce classement me place dans le top 15 de ma promotion d'intégration à l'X (X25). Ce n'est pas le talent brut qui m'a fait réussir, c'est la méthode. Et cette méthode, c'est ce que j'ai essayé de condenser dans mon Anki et dans les articles de méthode de ce site.
Tu veux gagner le temps que j'ai perdu ?
Mon Anki condense tout ce que j'aurais aimé avoir dès la sup — pour arriver un peu plus près de l'école que tu mérites, sans y laisser ta santé.
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